Le travail de la terre

Dans cette même philosophie de respect et d’équilibre, aucun désherbage chimique n’est pratiqué. La flore spontanée — graminées et fleurs — se développe librement entre les rangs, avant d’être maîtrisée par fauchage au fil de la saison. Cette couverture végétale participe à la vitalité et à la résilience de la vigne.
Les interventions phytosanitaires sont volontairement limitées au strict nécessaire et s’inscrivent dans une démarche inspirée des pratiques biologiques. L’utilisation mesurée de soufre et de cuivre est complétée, selon les besoins de la vigne, par des préparations naturelles telles que des tisanes végétales et du purin d’ortie, contribuant à un développement foliaire sain et équilibré.
Chaque geste est guidé par une approche exigeante et respectueuse, avec pour ambition de laisser le vivant s’exprimer pleinement et de traduire, avec précision, la singularité de chaque parcelle
Le travail de la terre
Animé par la volonté de révéler l’expression la plus juste de mes terroirs, j’ai choisi de replacer le sol au cœur de mon approche viticole.
Pour redonner vie à la terre, je me suis inspiré de l’équilibre naturel de la forêt. L’apport de bois raméal fragmenté (BRF) dans mes parcelles favorise la régénération des sols, en stimulant une activité microbienne riche et essentielle. Ce travail en profondeur permet de restaurer la biodiversité souterraine et contribue à affiner l’expression du terroir dans chaque vin.
Au-delà de cet enrichissement naturel, le BRF joue un rôle fondamental dans la régulation hydrique : il conserve l’humidité en période sèche et limite le ravinement lors de fortes précipitations, protégeant ainsi durablement les sols.


Le travail de la vigne
De la taille hivernale à la vendange, chaque geste est réalisé entièrement à la main :
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Taille
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Pliage des baguettes
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Ébourgeonnage
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Palissage
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Effeuillage
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Maîtrise des rendements
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Cisaillage et récolte
Autant d’étapes précises, répétées avec rigueur et sensibilité tout au long de l’année.
Le prix de l'exigence
La viticulture de coteau, et plus encore en terrasses, implique un niveau d’engagement sans commune mesure avec celui des vignobles de plaine.
Selon la topographie, les coûts de production peuvent varier du simple au triple, tant la part de travail manuel est déterminante.
En Valais, l’absence de mécanisation intensive rend la main-d’œuvre essentielle à chaque étape. Derrière l’esthétique remarquable des terrasses se cache un travail considérable : aménagement, construction et entretien des murs de pierres sèches, création et maintenance des accès.
À cela s’ajoutent des défis constants :
la lutte contre l’érosion, le travail des sols, l’épierrement, les soins culturaux minutieux et la protection du vignoble.
Autant d’exigences invisibles qui façonnent, jour après jour, la qualité du raisin.
Car au-delà du vin, c’est tout un engagement qui se révèle dans chaque bouteille : celui d’un travail patient, précis et profondément respectueux du terroir.
Le travail en cave
Mes vins sont élaborés avec exigence, en cuves inox ou en barriques de chêne, mélèze ou châtaignier, selon l'identité de chaque cépage.
Le travail mené à la vigne, dans le respect du sol et du vivant, me permet une approche peu interventionniste en cave : la vinification devient un accompagnement précis et mesuré, pour laisser s'exprimer pleinement la matière première.
Chaque cuvée fait l’objet d’un pressurage lent et délicat, réalisé à l’aide de pressoirs pneumatiques, afin de préserver toute la finesse du raisin.
Les fermentations alcooliques sont initiées par une combinaison de levures sélectionnées suisses, naturellement présentes sur la pellicule des baies. Cette alliance permet de concilier fiabilité et expression authentique du terroir.
Dans ce cadre respectueux des équilibres naturels, le vin développe toute sa complexité aromatique, avec une signature à la fois franche, pure et précise.
À l’issue de la fermentation, les vins sont soutirés puis élevés plusieurs mois sur lies fines, gagnant ainsi en profondeur et en texture. La filtration, volontairement légère, intervient juste avant la mise en bouteille, réalisée par gravité, dans le plus grand respect du vin.
L’utilisation du soufre reste infimement dosée, garantissant une conservation optimale tout en préservant l’intégrité aromatique.
Je me réjouis de vous faire découvrir ces cuvées, véritables expressions d’émotion, lors d’une dégustation.
Chaque bouteille est l’expression d’un cheminement patient et exigeant. Un vin pensé pour être partagé, ressenti et vécu.
